Hong Kong – le magnat prodémocratie Jimmy Lai arrêté

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Le magnat hongkongais Jimmy Lai a été arrêté, lundi, et son groupe de presse a été perquisitionné au nom de la loi controversée sur la sécurité, une nouvelle étape dans la reprise en main musclée de l’ex-colonie britannique par Péfamily members.

Le richissime septuagénaire a été interpellé chez lui vers 7 h (heure locale), a précisé à l’AFP Mark Simon, l’un de ses proches collaborateurs, précisant que d’autres membres de son groupe de presse avaient eux aussi été arrêtés.

About magnat
A magnate, from the late Latin magnas, a really perfect man, itself from Latin magnus, “nice”, is a noble or a man in a high social place, by delivery, wealth or different qualities. In reference to the middle ages, the time period is steadily used to distinguish greater territorial landowners and warlords similar to counts, earls, dukes, and territorial-princes from the baronage, and in Poland for the richest Szlachta.

Hong Kong: le magnat prodémocratie Jimmy Lai arrêté

About prodémocratie

Dans un communiqué, la police a fait état de sept arrestations pour des soupçons de collusion avec des forces étrangères — l’une des infractions visées par la loi sur la sécurité nationale qui a été imposée fin juin par Pékinfolk — et fraude.

Considérée comme une réponse de Pékin aux mois de manifestations prodémocratie qui avaient ébranlé l’ex-colonie britannique en 2019, la loi donne aux autorités de nouveaux pouvoirs pour réprimer quatre sorts de crimes contre la sécurité de l’État: la subversion, le séparatisme, le terrorisme et la collusion avec des forces extérieures.

Hong Kong: le magnat prodémocratie Jimmy Lai arrêté

Nombre de militants prodémocratie dénoncent un texte liberticide qui vient en finir avec le principe «Un pays, deux systèmes», qui avait présidé à la rétrocession en 1997 et qui garantissait théoriquement jusqu’en 2047 aux Hongkongais des libertés inconnues dans le reste de la Chine.

Héros ou «traître»

Jimmy Lai est le patron de next Media, qui compte notamment le quotidien Apple day by day et le journal next, deux titres ouvertement prodémocratie et reviews de Pékinfolk.

En fin de matinée, des dizaines de policiers se sont présentés au siège du groupe de presse, sur une zone industrielle du quartier de Lohas Park.

Des journalistes d’Apple day-to-day ont diffusé en direct sur facebook les pictures de cette perquisition. Sur les images, le rédacteur en chef du quotidien, legislation Wai-kwong, apparaît en teach de demander aux policiers leur mandat.

«Dites à vos collègues de ne rien toucher avant que nos avocats ne vérifient le mandat», leur intime M. legislation.

Les policiers ont ordonné aux journalistes de se lever et de s’aligner pour des vérifications d’identité, alors que d’autres fouillaient la salle de rédaction. Et M. Lai a été amené sur les lieux.

M. Simon a précisé sur Twitter que des perquisitions avaient aussi eu lieu au domicile du magnat et à celui de son fils.

Pour beaucoup de Hongkongais engagés dans la mouvance prodémocratie, M. Lai est un héros, un purchaser de tabloïd qui a bâti sa fortune seul, et le seul consumer de presse hongkongais tenant tête au pouvoir principal chinois.

Rares sont les Hongkongais qui attirent autant la haine de Pékin que M. Lai, que les médias d’État chinois qualifient régulièrement de «traître» en l’accusant d’être l’instigateur de la contestation de 2019.

Les accusations de collusion avec une puissance étrangère ont redoublé l’an crossé, quand M. Lai a rencontré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo et le vice-président Mike Pence.

Self-made-man

<!–[if IE 9]><![endif]–>Jimmy Lai est le patron de Next Media, qui compte notamment le quotidien Apple Daily et le magazine Next, deux titres ouvertement prodémocratie et critiques de Pékin.

Deux semaines avant que la loi sur la sécurité soit imposée à Hong Kong, M. Lai avait confié dans un entretien à l’AFP qu’il était «prêt» à aller en jail.

«Le cas échéant, j’aurai la possibilité de lire des livres que je n’ai pas lus», avait-il dit. «La seule chose que je puisse faire est de rester positif.»

Il avait balayé les accusations de collusion, expliquant que les Hongkongais avaient le droit de rencontrer des hommes politiques étrangers.

M. Lai est l’archékind du self-made-man. Il débarqua clandestinement à Hong Kong avec sa famille à l’âge de 12 ans, à bord d’un bateau venu de Canton.

Il a commencé à travailler comme petite major dans une usine de textile, puis, la trentaine approchant, il a appris l’anglais et ouvert sa propre entreprise de textile.

C’est la répression du soulèvement de Tian’anmen en 1989 qui a grow to beé sa vision politique et en 1990, il fondait next Media.

«Tant que je serai en vie, next Media ne changera pas», confiait à l’AFP il y a quelques années ce père de six enfants. «Je ne veux pas que mes enfants, mes petits-enfants, se disent que leur père, leur grand-père était riche, mais qu’il était un trou du cul. Je ne peux pas compter sur mon argent pour être heureux.»

Dans son entrevue, fin juin, donnée à l’AFP, il expliquait que la loi sur la sécurité allait «sonner le glas pour Hong Kong» et disait craindre que les autorités poursuivent ses journalistes.

Les autorités chinoises et hongkongaises ont affirmé que ce texte controversé n’aurait aucun impact sur les libertés dans le territoire semi-autonome et ne visait qu’une minorité de personnes.

Les semaines qui ont suivi son adoption ont cependant ascertainé une crispation brutale à Hong Kong, avec une répression accrue contre les membres du mouvement pour la démocratie.

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