La Juventus de Turin remporte un neuvième championnat de suite

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La Juventus, toujours la Juventus. Les entraîneurs passent, mais la domination du club turinois reste écrasante et les bianconeri ont été sacrés champions d’Italie dimanche pour la neuvième fois de suite, la première sous les ordres de Maurizio Sarri.

Trois titres avec Antonio Conte, cinq avec Massimiliano Allegri et donc un avec Sarri. L’enchaînement est impressionnant et en battant la Sampdoria 2-0 dimanche, la superpuissance turinoise a ajouté un 36e scudetto à son ahurissante collection.

About Juventus
Juventus Football Club (from Latin: iuventūs, “youth”; Italian pronunciation: [juˈvɛntus]), colloquially known as Juventus and Juve (pronounced [ˈjuːve]), is a professional football club based in Turin, Piedmont, Italy, that competes in the Serie A, the top flight of Italian football. Nicknamed I Bianconeri (The Black and Whites) and La Vecchia Signora (The Old Lady), the club was founded in 1897 by a group of students from Turin. They have played home matches in different grounds around its city, the latest being the 41,507-capacity Juventus Stadium since 2011.
Juventus has won 36 official league titles, 13 Coppa Italia titles, and eight Supercoppa Italiana titles, being the record holder for all these competitions; two Intercontinental Cups, two European Cups / UEFA Champions Leagues, one European Cup Winners’ Cup, a joint national record of three UEFA Cups, two UEFA Super Cups and a joint national record of one UEFA Intertoto Cup. Consequently, the side leads the historical Federazione Italiana Giuoco Calcio (FIGC) ranking, whilst on the international stage occupies the 5th position in Europe and the eleventh in the world for most confederation titles won with eleven trophies, having led the UEFA ranking during seven seasons since its inception in 1979, the most for an Italian team and joint second overall.
Founded with the name of Sport-Club Juventus, initially as an athletics club, it is the second oldest of its kind still active in the country after Genoa’s football section (1893) and has competed uninterruptedly in the top flight league (reformulated as Serie A from 1929) since its debut in 1900 after changing its name to Foot-Ball Club Juventus, with the exception of the 2006–07 season, being managed by the industrial Agnelli family almost continuously since 1923. The relationship between the club and that dynasty is the oldest and longest in national sports, making Juventus one of the first professional sporting clubs ante litteram in the country, having established itself as a major force in the national stage since the 1930s and at confederation level since the mid-1970s and becoming one of the first ten wealthiest in world football in terms of value, revenue and profit since the mid-1990s, being listed on the Borsa italiana since 2001.Under the management of Giovanni Trapattoni, the club won 13 trophies in the ten years before 1986, including six league titles and five international titles, and became the first to win all three seasonal competitions organised by the Union of European Football Associations: the 1976–77 UEFA Cup (first Southern European side to do so), the 1983–84 Cup Winners’ Cup and the 1984–85 European Cup. With successive triumphs in the 1984 European Super Cup and 1985 Intercontinental Cup, it became the first and thus far only in the world to complete a clean sweep of all confederation trophies; an achievement that they revalidated with the title won in the 1999 UEFA Intertoto Cup after another successful era led by Marcello Lippi, becoming in addition the only professional Italian club to have won every ongoing honour available to the first team and organised by a national or international football association. In December 2000, Juventus was ranked seventh in the FIFA’s historic ranking of the best clubs in the world and nine years later was ranked second best club in Europe during the 20th Century based on a statistical study series by the International Federation of Football History & Statistics (IFFHS), the highest for an Italian club in both.The club’s fan base is the largest at national level and one of the largest worldwide. Unlike most European sporting supporters’ groups, which are often concentrated around their own club’s city of origin, it is widespread throughout the whole country and the Italian diaspora, making Juventus a symbol of anticampanilismo (“anti-parochialism”) and italianità (“Italianness”). Juventus players have won eight Ballon d’Or awards, four of these in consecutive years (1982–1985, an overall record), among these the first player representing Serie A, Omar Sívori, as well as Michel Platini and three of the five recipients with Italian nationality as the former member of the youth sector Paolo Rossi; they have also won four FIFA World Player of the Year awards, with winners as Roberto Baggio and Zinedine Zidane, a national record and third and joint second highest overall, respectively, in the cited prizes. Additionally, players representing the club have won 11 Serie A Footballer of the Year awards including the only goalkeeper to win it, Gianluigi Buffon, and 17 different players were inducted in the Serie A Team of the Year, being both also a record. Finally, the club has also provided the most players to the Italy national team—mostly in official competitions in almost uninterrupted way since 1924—who often formed the group that led the Azzurri squad to international success, most importantly in the 1934, 1982 and 2006 FIFA World Cups.

La Juventus de Turin remporte un neuvième championnat de suite

About remporte

La Juve gagne, et avec deux journées d’avance : pour un peu, on croirait que cette saison 2019-2020 a été comme toutes les autres, sans histoire.

Ça n’est évidemment pas le cas, car elle a été interrompue pendant plus de trois mois par le coronavirus, parce qu’elle marquait le début d’un cycle avec l’arrivée de Sarri, a priori le moins Juventus-compatible des récents coaches du club, et parce que sans être ultra-féroce, la concurrence a été plus coriace que souvent.

La Juventus de Turin remporte un neuvième championnat de suite

Avant de s’écrouler, la Lazio Rome n’était ainsi qu’à un point de la Juve à la reprise du championnat fin-juin et elle y a cru très fort, comme il y a deux ans le Naples de… Sarri.

L’Inter Milan d’Antonio Conte est de son côté encore un projet en travaux et, même si elle a émerveillé, l’Atalanta Bergame n’est pas bâtie pour jouer le titre.

Tous ceux-là, l’Inter en tête, auront pourtant quelques regrets. Car cette Juventus rarement brillante et inhabituellement fragile en défense finit la saison à un rythme de quasi relégable (cinq points en cinq matchs avant le succès de dimanche). Elle était peut-être prenable.

« Je donne une bonne note à l’équipe parce que ça a été le championnat le plus dur de l’histoire du football italien, avec des difficultés énormes pour tous », a plaidé Sarri samedi.

Ronaldo plus que Sarrismo

Le technicien toscan a été au centre de toutes les curiosités cette saison. Comment l’idole de Naples aux habitudes — cigarette, survêtement et langage fleuri — éloignées des standards turinois allait-elle réussir à conjuguer succès et beau jeu ?

Il n’y est pas vraiment parvenu et on a rarement vu la trace du fameux « Sarrismo », le jeu collectif et offensif qui avait caractérisé ses trois saisons napolitaines.

Au bout du compte, les observateurs s’accordent à dire que la Juventus a plus transformé Sarri que l’inverse et que ce titre porte moins la marque de l’entraîneur que celle de l’habitude et de Cristiano Ronaldo.

À 35 ans, le Portugais n’a pas été effrayé par les matchs tous les trois jours de l’après-COVID-19 et la chaleur n’a pas affecté son rendement.

À deux journées de la fin, le quintuple Ballon d’Or en est déjà à 31 buts en Série A et il a pesé très lourd dans les succès de cette saison, même s’il n’a plus le brillant de ses meilleures années.

Pour le beau, désormais, il y a Dybala, l’autre grand artisan offensif du titre avec 11 buts, tous plus magnifiques les uns que les autres, et six passes décisives.

L’un des grands mérites de Sarri aura d’ailleurs été de réussir à faire cohabiter ses deux grands talents d’attaque, là où Allegri n’avait pas trouvé la clé.

Aucun doute ?

À 61 ans, Sarri a aussi ajouté à la Ligue Europa décrochée la saison dernière avec Chelsea un premier titre dans l’élite italienne. Ce scudetto arrive après une collection de promotions d’une division inférieure à une autre un peu moins inférieure quand il entraînait des petits clubs toscans après ses années de banquier.

Mais cela n’a pas encore suffi à dissiper certains doutes et préjugés qui l’entourent, comme il l’a rappelé lui-même mercredi.

« Je ne sais pas pourquoi je suis encore critiqué. Sans doute que j’en emmerde certains. Mais ça ne m’intéresse pas tellement, comme les opinions de journalistes, parce que je pense en savoir plus qu’eux dans mon domaine », a-t-il dit.

Pour la suite, Arthur (Barcelone) et Kulusevski (Parme) ont déjà signé et Sarri cherchera des joueurs plus adaptés à ses idées, comme Jorginho, qui fut son pilier à Naples et Chelsea.

Car Sarri sera bien là la saison prochaine, « sans aucun doute », comme l’a assuré mercredi le directeur sportif du club Fabio Paratici. Il n’est pas interdit de penser que les certitudes attendront tout de même le match de Ligue des Champions contre Lyon, mais la continuité est effectivement probable.

Et la saison prochaine, la Juve sera encore favorite. Elle tentera d’aller chercher un 10e titre d’affilée, pour une décennie en noir et blanc.